Submersions répétées, sécheresses estivales, canicules, nouvelles obligations de défense incendie : les communes françaises, petites ou grandes, jonglent désormais avec des contraintes hydriques diversifiées.
Selon le 14ᵉ rapport de l’Observatoire des services publics d’eau et d’assainissement (OFB, 2024), le prix moyen de l’eau potable a augmenté d’environ 1 % par an entre 2012 et 2022, soit une hausse cumulée de près de 10 % sur dix ans.
Dans le même temps, la loi « Zéro Artificialisation Nette » (ZAN) impose de limiter l’artificialisation des sols, complexifiant la création de nouveaux châteaux d’eau ou de bassins hors-sol traditionnels.
Face à ces enjeux économiques et réglementaires, les citernes souples séduisent de plus en plus de collectivités : faciles à transporter (elles tiennent pliées sur une palette) et rapides à installer, elles offrent des capacités de stockage allant de 1 à plus de 2 500 m³ selon les besoins.
Leur atout majeur ? L’installation s’effectue rapidement, sans infrastructure lourde : aucun béton, aucune grue, ni opération majeure de terrassement ou d’excavation ne sont requis.
Découvrez grâce à CITERNEO comment ces réservoirs d’eau répondent aux contraintes locales tout en allégeant les budgets.
Comprendre les besoins des collectivités locales en matière de gestion hydrique
2,21 €/m³ en 2023, c’est le prix moyen de l’eau potable, avec une hausse moyenne annuelle d’environ 1% sur la dernière décennie, soit près de 10% sur 10 ans.
D’ailleurs, le prix total (eau potable + assainissement) a augmenté lui aussi, en moyenne de 1,6% par an sur la même période, soit environ 17% sur 10 ans, tiré par la hausse plus rapide de l’assainissement collectif.
Les collectivités doivent donc obligatoirement repenser leur gestion hydrique tout en s’adaptant aux nouvelles contraintes réglementaires et financières.
La gestion des eaux pluviales
Depuis l’arrêté du 21 juillet 2015, les permis de construire doivent intégrer la récupération ou l’infiltration des eaux de toiture. Dans les centres‑bourgs où le réseau pluvial peine à absorber les épisodes orageux, une citerne souple connectée aux descentes de gouttière retient les premiers millimètres de pluie, et peut réduire de 60 % le débit de pointe envoyé à une station d’épuration. L’eau stockée sert ensuite à arroser les parterres municipaux ou à laver la voirie.
La commune de Barjouville, dans l’Eure-et-Loir, a opté pour l’installation de deux citernes souples de 200 m³ chacune afin de collecter et stocker l’eau de pluie. La première, mise en place en 2020 pour limiter le gaspillage de cette ressource, a été complétée en 2023 par une seconde citerne, portant ainsi la capacité totale de stockage à 400 m³.
C’est aussi le cas de la commune de Pocé-sur-Cissé. Les restrictions sur l’eau potable et les limitations de pompage en rivière ont compliqué l’entretien des massifs et des pelouses. Pour gagner en autonomie, la municipalité a donc misé sur une citerne destinée à récupérer les eaux de pluie. Cette décision s’inscrit dans une stratégie globale : exploiter les ressources locales, tirer parti des infrastructures existantes et sécuriser l’arrosage durant l’été.
La possibilité du stockage d’eau potable de secours
La circulaire interministérielle du 12 juillet 2017 recommande aux communes de moins de 3 000 habitants d’assurer au moins 48 h de réserve potable en cas de pollution. Une bâche alimentaire Citerneo de 100 m³ installée dans une salle polyvalente couvre ainsi les besoins d’un bourg de 900 habitants pendant deux jours, pour un coût trois fois inférieur à une cuve inox de même capacité..
Citerneo a fait don, après le séisme d’Al Haouz du 8 septembre 2023, au Maroc, de plusieurs citernes souples alimentaires de 10 m³ à la Protection civile marocaine. Déployées en moins de 24 h avec MSF, elles ont pu assurer la distribution d’eau potable dans des villages isolés de la province de Taroudant.
La lutte contre les incendies hors réseau
Les SDIS (Services Départementaux d'Incendie et de Secours)exigent 120 m³ à moins de 200 m d’une habitation isolée. Quand la géologie rend impossible un bâti maçonné, une citerne souple autoportante constitue une solution conforme aux normes.... et opérationnelle en 48 heures, certifiée par la norme NF S 62‑250.
C’est le cas dans la commune de Pocé sur Cissé qui possède 4 citernes souples dédiées à la défense incendie depuis une dizaine d’années. Installées dans des zones isolées où l’accès au réseau d’eau potable est limité, ces réservoirs permettent aux pompiers de disposer d’un point de prélèvement en cas de besoin.
A Ligré (37), la commune est équipée de 13 citernes souples Citerneo ayant servi aux pompiers lors d’un incendie sur cette commune. Remplies à nouveau, ces citernes sont redevenues opérationnelles. La conformité d’une réserve incendie constitue souvent un prérequis pour qu’un assureur accorde l’indemnisation après sinistre.
Les cas d’usage réels en France d’utilisation de citernes souples par les communes et intercommunalités
Face à la raréfaction de la ressource en eau et à la nécessité d’adopter des solutions durables, de plus en plus de collectivités locales choisissent les citernes souples Citerneo pour optimiser la gestion et la valorisation de l’eau dans leurs équipements et espaces public
La gestion de l’eau du centre nautique de Châtellerault et réutilisation (Vienne)
Lors de la vidange de ses bassins, l’eau est d’abord conservée dans des cuves, puis transférée dans un réservoir de 55 m³. Le chlore s’évapore naturellement sans traitement chimique, et une fois libérée, cette eau est réutilisée pour l’irrigation des espaces verts ou le nettoyage des voies publiques. Ce dispositif, qui fonctionne toute l’année quelles que soient les conditions climatiques, illustre parfaitement comment les citernes souples permettent de donner une seconde vie à l’eau de piscine dans une démarche de gestion responsable et durable des ressources en milieu urbain
La récupération d’eau pluviale au Parc Naturel Régional de Millevaches (Limousin)
En 2023, le Parc Naturel Régional de Millevaches a organisé un groupement de commandes permettant d’équiper le territoire de 20 citernes souples Citerneo, de 5 à 20 m³ chacune, pour la récupération des eaux de pluie. Ces citernes sont mises à disposition des habitants, entreprises, collectivités et associations, dans le cadre d’un programme d’adaptation au changement climatique soutenu par l’ADEME. Elles servent à l’arrosage, à la lutte contre les incendies et à la gestion des restrictions d’eau de plus en plus fréquentes.
Le stockage d’eau de pluie à Lhomme (Sarthe)
Le village de Lhomme a récemment installé une citerne souple Citerneo de 30 m³ pour la récupération de l’eau de pluie. Cette capacité permet de couvrir deux mois d’arrosage communal et de réaliser d’importantes économies d’eau, tout en s’inscrivant dans une démarche citoyenne et environnementale proactive.
Le tamponnement des eaux pluviales pour prévenir les inondations
Face à l’imperméabilisation croissante des sols et au risque d’inondations, plusieurs communes utilisent aussi les citernes souples Citerneo pour tamponner les eaux de ruissellement lors d’intempéries. L’eau ainsi stockée peut ensuite être réintégrée dans les réseaux d’eaux pluviales ou utilisée pour l’entretien des espaces verts, contribuant à la résilience urbaine et à la réduction de la pression sur les réseaux d’assainissement.
Ces citernes sont adaptées à la gestion du ruissellement et à la prévention des inondations, notamment en zone urbaine ou lors de travaux publics, et sont souvent mises en avant pour leur facilité de déploiement et leur modularité.
Des applications multiples de ces réservoirs d’eau en milieu urbain
Les citernes souples sont aussi intégrées dans des projets d’urbanisme pour collecter et stocker l’eau de pluie dans les parcs et espaces publics, permettant de maintenir la végétation même en période de sécheresse, de limiter les risques d’inondation et de favoriser la biodiversité urbaine.
La commune de Jaunay-Marigny s’est dotée d’une citerne souple de 360 m³ installée dans le parc de la piscine municipale afin de récupérer l’eau d’hivernage, qui est ensuite valorisée pour l’arrosage des espaces verts ou le nettoyage urbain. Une seconde citerne a été déployée au centre technique municipal pour la collecte des eaux pluviales. Grâce à ces équipements, la commune parvient à limiter le ruissellement urbain, à soulager ses réseaux d’assainissement lors des fortes pluies et à garantir l’entretien des espaces publics même en période de sécheresse. Cette démarche concrète illustre comment les citernes souples, en milieu urbain, favorisent la résilience des collectivités face aux enjeux de gestion durable de l’eau
Ces exemples concrets montrent que les citernes souples Citerneo sont déjà largement adoptées par les collectivités locales en France pour l’arrosage, la gestion des eaux pluviales, la lutte contre les incendies, la récupération des eaux de piscine, la résilience urbaine face au changement climatique et de nouvelles applications originales.
Le principe de modularité : ajuster le volume et la configuration d'un réservoir souple
La modularité des citernes souples permet d’ajuster précisément le volume et la configuration du réservoir selon les besoins du site, qu’il s’agisse d’un usage ponctuel ou permanent, en milieu urbain ou rural.
Une empreinte carbone réduite
Selon les données de l’ADEME (Base Carbone v23) et du CEREMA (Guide coûts travaux hydrauliques 2023), les citernes souples se distinguent par une empreinte carbone et un coût d’investissement particulièrement faibles pour des capacités comprises entre 50 et 200 m³.
Leur conception nécessite moins de matériaux que les réservoirs rigides, ce qui réduit l’impact environnemental dès la production. Leur légèreté et leur capacité à être transportées pliées permettent d’optimiser la logistique et de limiter les émissions de CO₂ liées au transport et à l’installation.
Côté maintenance, un contrôle visuel annuel et un test de pression tous les cinq ans suffisent.
De plus, les textiles composites EXOM+ 130e et EXOM+ 140e, choisis pour la fabrication de nos citernes souples, intègrent désormais jusqu’à 30 % de PVC en moins. Plus légers, ils réduisent les émissions de CO₂ liées au transport tout en offrant des performances mécaniques renforcées.
| Solution (100 m³) | Coût indicatif¹ (€ TTC/m³) | Durée chantier | Empreinte CO₂ (kg éq) |
|---|---|---|---|
| Citerne souple | ≈ 280 | 2 jours | ≈ 90 |
| Cuve acier préfabriquée | ≈ 650 | 8 jours | ≈ 260 |
| Bassin béton (coulé) | ≈ 1 150 | 18 jours | ≈ 700 |
Longévité et recyclabilité : les citernes souples, un choix durable
La durée de vie des citernes souples modernes atteint 15 à 20 ans, avec un entretien minimal, et la plupart des matériaux utilisés sont valorisables en fin de vie, ce qui contribue à limiter leur empreinte environnementale globale.
Toutes ces caractéristiques expliquent le succès croissant de ces solutions auprès des collectivités et des entreprises, qui cherchent à concilier performance, sobriété carbone et adaptation aux enjeux climatiques.
2025‑2030 : les citernes souples : une solution d’avenir pour la gestion de l’eau
Entre 2025 et 2030, les citernes souples vont s’imposer comme une solution inévitable pour répondre aux défis liés à la gestion de l’eau : épisodes de sécheresse plus fréquents, urbanisation galopante, et exigences réglementaires renforcées.
Leur modularité et leur capacité à s’intégrer dans des espaces restreints, y compris des vides sanitaires en sous-sols, séduisent de plus en plus de collectivités et d’acteurs urbains.
En particulier, les innovations techniques portées par Citerneo — qui a récemment fabriqué des citernes de 2 500 m³ pour des usages internationaux — permettent d’adapter précisément le stockage aux besoins locaux, tout en réduisant le ruissellement urbain et en soutenant la biodiversité en ville.
Par ailleurs, la facilité d’installation et le faible coût d’investissement rendent ces solutions accessibles pour des projets de récupération d’eaux pluviales, d’irrigation, ou d’alimentation de systèmes de nettoyage urbain.
À l’horizon 2030, la généralisation de la gestion intelligente de l’eau, associée à la digitalisation (capteurs IoT, suivi à distance), devrait encore renforcer l’attractivité des citernes souples comme outil de résilience face au changement climatique et à la raréfaction des ressources hydriques.
La généralisation de ces dispositifs connectés contribue aussi à la transition écologique des territoires, en favorisant une gestion plus fine et réactive des ressources en eau, essentielle face aux enjeux climatiques actuels.
Conclusion
Pour les collectivités locales, la citerne souple constitue l’outil idéal et polyvalent.
Qu’il s’agisse de récupérer la pluie, de sécuriser une réserve incendie ou de constituer un stock d’eau propre, la bâche s’installe sans gros œuvre, s’adapte à la géographie et allège la facture. À l’heure où la résilience hydrique devient un indicateur de bonne gestion publique, cette solution offre un compromis pertinent entre coûts, rapidité et durabilité.